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Les deux astronautes de l'ESA de retour sur Terre

La navette spatiale Discovery a atterri ce 22 décembre à 23h32, heure de Paris (22h32TU) sur la base de Cape Canaveral (Floride), au terme de l'une des missions d'assemblage de la Station spatiale internationale (ISS) les plus complexes réalisées à ce jour. La navette ramène à son bord les deux astronautes de l'ESA, Christer Fuglesang et Thomas Reiter.

Le retour de Discovery marque à la fois la fin de la mission STS-116 de la NASA, qui avait pour but de livrer à l'ISS un nouveau segment d'ossature ainsi que des fournitures et des équipements, et l'achèvement de deux missions habitées de l'ESA, Astrolab avec Thomas Reiter et Celsius avec Christer Fuglesang.

Les deux astronautes vont maintenant subir une série d'examens médicaux entrant dans le cadre du programme d'expériences scientiques auquel ils ont participé à bord de la Station. L'équipage au complet se rendra ensuite au Centre spatial Johnson, à Houston (Texas), pour rendre compte du déroulement de la mission.

 
Astrolab, une mission riche en événements

La mission Astrolab avait débuté le 4 juillet dernier, lorsque l'astronaute allemand de l'ESA Thomas Reiter avait embarqué sur le précédent vol de la navette Discovery. Deux jours plus tard, il prenait ses fonctions d'ingénieur de bord de l'ISS et devenait le troisième membre de l'équipage permanent de la Station, réoccupant ainsi un poste resté vacant depuis 38 mois en raison de l'indisponibilité de la navette américaine, clouée au sol suite à la perte tragique de Columbia en février 2003.

Spécialiste chevronné des opérations d'assemblage, Thomas Reiter s'est vu confier durant sa mission toute une série de tâches opérationnelles et de maintenance sur les composantes russe et américaine de la Station. Il a également exploité des installations de recherche utilisées pour des expériences scientifiques internationales et conduit un programme d'expériences européennes en physiologie humaine, psychologie, microbiologie, physique des plasmas et dosimétrie. Par ailleurs, il a procédé à des démonstrations technologiques ainsi qu'à des expériences dans les domaines industriel et éducatif destinées à des universités et à des établissements scolaires du primaire ou du secondaire.

Le 3 août, il a effectué en compagnie de l'astronaute de la NASA Jeffrey Williams une sortie dans l'espace de 5 heures et 54 minutes au cours de laquelle les deux astronautes ont installé de nouveaux équipements pour préparer les opérations d'assemblage ultérieures et mis en place différents instruments et expériences à l'extérieur de la Station.

Durant son séjour à bord, Thomas Reiter a testé une caméra en 3D et une caméra haute définition, capturant sur le vif des scènes de la vie quotidienne à l'intérieur de la Station. À l'avenir, des caméras de ce type seront utilisées pour faire partager au public sur Terre les émotions uniques que procurent les séjours dans l'espace.

Thomas Reiter aura passé plus de 171 jours dans l'espace au titre de la mission Astrolab. Compte tenu des 179 jours qu'il avait déjà passé en orbite entre septembre 1995 et février 1996 dans le cadre de la mission Euromir 95, il est désormais le nouveau détenteur du record européen de durée cumulée de séjour dans l'espace.


Celsius prépare la montée en puissance de l'ISS

L'astronaute de l'ESA Christer Fuglesang, premier Suédois à accomplir un vol spatial, avait rallié l'ISS le 10 décembre dernier à bord de Discovery. Il a séjourné 13 jours en orbite avec un emploi du temps très chargé.

En tant que spécialiste mission au sein de l'équipe d'astronautes de la NASA, son rôle a consisté à assurer la sécurité des manouvres d'amarrage de la navette à l'ISS, à participer à la rétraction de l'un des panneaux solaires de la Station, long de 34 m, à transférer du fret entre la navette et l'ISS, et enfin à déployer, juste après la manouvre de désamarrage, trois nanosatellites logés dans la soute de la navette.

Mais sa participation à trois sorties extra-véhiculaires particulièrement exigeantes a incontestablement constitué le temps fort de sa mission. Les deux premières sorties, qui ont eu lieu pendant les nuits du 12 au 13 et du 14 au 15 décembre, étaient prévues dans le programme initial. Elles ont permis à Christer Fuglesang et à l'astronaute de la NASA Robert Curbeam d'accomplir toute une série de tâches. Ils ont notamment raccordé un nouveau segment à l'ossature de la Station, reconfiguré l'alimentation électrique et le système de régulation thermique afin de pouvoir raccorder de nouveaux panneaux solaires et permettre ainsi le transfert ultérieur des panneaux d'origine de leur emplacement temporaire actuel vers un emplacement permanent. Enfin, ils ont transféré des chariots porte-outils et remplacé une caméra en vue de l'arrivée et de l'assemblage d'un nouveau segment d'ossature.

En revanche, la troisième sortie, qui a lieu dans la nuit du 18 au 19 décembre, n'était pas programmée. Elle a été décidée pour permettre à Fuglesang et Curbeam de débloquer l'un des panneaux solaires d'origine, qu'ils n'étaient pas parvenus à replier complètement lors de leur précédente sortie.

Préserver la santé et le moral de l'équipage pour préparer de futurs séjours au long cours

Au cours de leur séjour, Thomas Reiter et Christer Fuglesang ont pu mesurer la dose de rayonnement à laquelle ils ont été exposés pendant leurs activités tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Station. Grâce aux expériences conduites à bord avec ALTEA, équipement mesurant la quantité de particules de haute énergie qui passe à travers le cerveau des astronautes, et aux études qui seront réalisées après le retour sur Terre des astronautes afin d'évaluer les effets potentiels de ce rayonnement sur leurs chromosomes, les scientifiques et les médecins pourront déterminer plus précisément les risques liés aux rayonnements dans l'optique de futures missions de longue durée en orbite terrestre basse et au-delà.

Les missions Astrolab et Celsius ont également été mises à profit pour diversifier l'alimentation à bord du complexe orbital. Fin novembre, Thomas Reiter et ses deux coéquipiers, Michael Lopez-Alegria et Mikhaïl Tiourine, ont goûté et testé un repas de fête spécialement préparé par l'équipe du célèbre chef-cuisiner français Alain Ducasse dans le cadre d'un programme destiné à agrémenter le quotidien des astronautes lors des vols de longue durée. Par la suite, l'équipage a pu déguster quelques spécialités suédoises - notamment du saucisson d'élan et des bonbons au caramel -, apportées par Christer Fuglesang pour ajouter une touche scandinave à son séjour.

L'Europe durablement « installée » en orbite

Astrolab et Celsius étaient les premières d'une série de missions de l'ESA vers la Station spatiale internationale car l'Europe est partenaire à part entière du programme ISS et contribue à ce titre aux opérations de maintenance et d'assemblage de la Station, à laquelle elle doit encore livrer différents modules de fabrication européenne. 

« Thomas et Christer ont démontré que l'Europe joue désormais un rôle de premier plan dans l'exploitation et l'assemblage de l'ISS », a déclaré Daniel Sacotte, directeur des vols habités à l'ESA. « Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère pour les missions spatiales habitées de l'ESA : nous ne sommes plus de simples visiteurs du complexe orbital, mais des « co-propiétaires », avec les responsabilités et les avantages que cela implique ».

« Avec la mission Celsius, nous avons franchi une nouvelle étape dans le développement de notre infrastructure internationale en orbite », a ajouté Daniel Sacotte. « Grâce à Christer et aux autres membres de la mission STS-116, l'ISS est prête à recevoir les panneaux solaires qui alimenteront les nouveaux modules, notamment le laboratoire Columbus et le véhicule de transfert automatique ATV, deux des contributions les plus importantes de l'ESA qui doivent être livrées l'an prochain » .

En 2007, au moins deux autres astronautes de l'ESA doivent s'envoler vers l'ISS dans le cadre de missions d'assemblage. Par ailleurs, l'Agence est en train de négocier une troisième occasion de vol car elle souhaiterait qu'un deuxième astronaute européen occupe un poste au sein de l'équipage permanent.

La participation de l'Italien Paolo Nespoli à la mission STS-120, destinée à livrer l'élément de jonction 2 durant l'été, est déjà acquise, de même que celle de l'Allemand Hans Schlegel à la mission STS-122, qui acheminera le laboratoire Columbus de l'ESA à l'automne.  La mission de longue durée du Français Léopold Eyharts est en cours de négociation avec la NASA.

Quant à Thomas Reiter et Christer Fuglesang, ils regagneront l'Europe en janvier. Les représentants des médias auront la possibilité de rencontrer et d'interviewer les deux astronautes le jeudi 18 janvier au Centre des astronautes européens (EAC), à Cologne. Des informations supplémentaires au sujet de cet événement seront diffusées début janvier.

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter :

ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél : +33(0)1 53 69 71 55
Fax : +33(0)1 53 69 76 90

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L'ESA organise une consultation sur sa stratégie d'exploration spatiale à long terme

Les 8 et 9 janvier 2007 se tiendra à Edimbourg, sous l'égide de l'Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre spatial britannique (BNSC), le premier d'une série d'ateliers qui réuniront différentes parties intéressées par l'exploration de l'espace. Cette initiative a pour objectif de définir la stratégie à long terme de l'Europe dans ce domaine et de préparer le terrain pour les décisions à prendre en 2008 dans le cadre de la prochaine session ministérielle du Conseil de l'ESA.

L'ESA travaille depuis plusieurs années à la définition du programme Aurora appelé à encadrer ses futures activités d'exploration spatiale, avec pour ambition de donner à l'exploration une dimension mondiale et sociétale. Dimension mondiale dans la mesure où ce projet regrouperait, de manière coordonnée, le plus grand nombre possible de pays autour des objectifs de l'exploration spatiale, dont les bénéfices iraient à toute l'humanité. Dimension sociétale en ce sens que les facteurs déterminants et les priorités de l'Europe seraient définis en concertation avec quatre communautés intéressées par l'exploration et sur la base d'un engagement que ces dernières prendraient : communauté scientifique, sphères politiques et institutionnelles, secteur de l'industrie et de l'innovation, grand public et jeunesse.

 
Les participants à cet atelier, issus de différents pays européens mais aussi d'autres nations du monde entier, se réuniront à l'hôtel George (19-21 George Street) à Edimbourg. Ils se verront présenter les activités actuelles et les projets futurs de l'ESA et discuteront des raisons impérieuses qui militent pour un rôle important de l'Europe dans l'initiative mondiale d'exploration spatiale.

Alors que la NASA, pour sa part, a dévoilé l'architecture de son projet d'exploration lunaire le 4 décembre dernier, l'ESA définira un scénario élargi dans lequel la Lune constituera un objectif important et une étape incontournable des missions d'exploration axées sur des destinations plus lointaines. L'Europe élaborera les architectures de ses activités d'exploration sur la base de ces scénarios en tenant compte des intérêts d'ordre industriel, scientifique et sociétal exprimés par les communautés consultées à différentes occasions et  notamment à Edimbourg. A partir de ces architectures et en fonction des grandes priorités de l'Europe, l'ESA participera, au côté d'autres partenaires internationaux, à cette initiative - couvrant plusieurs décennies - que sera l'exploration du système solaire par des missions automatiques et des vols habités. 

Le 10 janvier, les résultats de l'atelier ESA/BNSC sur le projet européen d'exploration seront débattus à Londres lors d'une conférence de presse qui commencera à 11h30 au Franklin Theatre (76 Portland Place, London W1B 1NT). Ces résultats, et notamment les priorités et les facteurs déterminants pour l'Europe, seront exposés par d'éminents représentants des sphères scientifiques, politiques et institutionnelles, mais aussi du monde industriel et de l'innovation.

Les représentants des médias souhaitant participer à cette conférence de presse sont invités à compléter le formulaire d'accréditation ci-joint et à le renvoyer par fax à l'ESA, Bureau Relations avec les médias, à l'attention d'Anne-Marie Rémondin, le vendredi 5 janvier 2007 au plus tard.

Pour tout complément d'information, prière de contacter :
Piero Messina
Bureau de Coordination - Direction Vols habités, Microgravité et Exploration
Tél : + 33 6 87 71 51 26
Courriel : Piero.Messina@esa.int
Demande de renseignements : media@esa.int
 
Conférence de presse sur l'atelier ESA/BNSC d'Edimbourg
Mercredi 10 janvier 2007  - 11h30
Franklin Theatre - 76, Portland Place - Londres


Nom : ________________________________________________

Prénom : _____________________________________________

Média : _______________________________________________

Adresse : _____________________________________________

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Téléphone : ___________________________________________

Fax : ________________________________________________

Mobile : ______________________________________________

E-mail : ______________________________________________


[  ] Je participerai à la conférence de presse

[  ] Je n'y participerai pas
Formulaire à renvoyer par fax le vendredi 5 janvier 2007 au plus tard à :
Anne-Marie Rémondin
ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél : +33(0)1.53.69.7155
Fax : +33(0)1.53.69.7690

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L'Europe attend avec impatience le lancement de COROT

Le satellite COROT, dont le lancement est prévu le 27 décembre, est chargé d'une mission d'astronomie inédite dont l'objectif est double : détecter des exoplanètes dans d'autres systèmes solaires et étudier les mystères que recèle le cour des étoiles. Cette mission conduite sous l'égide du Centre national d'études spatiales (CNES) est menée en coopération internationale avec la participation de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de divers pays en majorité européens.

Tandis que le CNES achève les préparatifs du lancement de COROT à Baïkonour (Kazakhstan), l'ESA et les nombreux chercheurs européens associés à la mission attendent impatiemment le décollage puis l'arrivée des premiers résultats scientifiques.

La mission COROT
COROT est l'abréviation de « COnvection, ROtation et Transits planétaires », ce qui correspond aux objectifs scientifiques de la mission. « Convection et rotation » font référence à la capacité du satellite de sonder l'intérieur des étoiles pour étudier les ondes acoustiques qui se propagent à leur surface, une technique dénommée sismologie stellaire ou « astérosismologie ». « Transit planétaire » évoque la technique utilisée pour détecter la présence d'une planète en orbite autour d'une étoile grâce à la diminution de luminosité qu'elle 
provoque en passant devant l'étoile. Pour remplir ses deux objectifs scientifiques, COROT observera plus de 120 000 étoiles à l'aide de son télescope de 30 cm de diamètre. 
COROT va révolutionner la recherche de planètes autour d'autres étoiles que notre Soleil. Au cours des 10 années qui ont suivi la découverte en 1995 de la première exoplanète, 51 Pegasi b, 200 autres planètes ont été détectées par des observatoires terrestres. Le satellite COROT devrait en découvrir bien d'autres pendant sa mission de deux ans et demi et repousser les limites de nos connaissances en nous permettant de découvrir des planètes de plus en plus petites.
La plupart des planètes qui seront détectées par COROT seront probablement des mondes gazeux, de type « Jupiter chaud ». Mais on s'attend également à la découverte de planètes telluriques, sans savoir dans quelle proportion, dont certaines pourraient être à peine plus grandes que la Terre (voire plus petites), constituant ainsi une nouvelle catégorie de planètes.
Lorsqu'il braquera ses instruments sur une étoile, COROT pourra également observer des « séismes stellaires », ces ondes acoustiques provenant des profondeurs de l'étoile qui se propagent à la surface de celle-ci, modifiant sa luminosité. La nature de ces vibrations permettra aux astronomes de déduire avec précision la masse, l'âge et la composition chimique des étoiles.
COROT, une mission à dimension européenne
La mission COROT a été à l'origine proposée par le CNES en 1996, qui s'est mis à la recherche d'éventuels partenaires européens en 1999. En 2000, le CNES a donné le feu vert à la construction du satellite et il dirige aujourd'hui la mission. Ses partenaires internationaux sont l'ESA, l'Autriche, la Belgique, l'Allemagne, l'Espagne et le Brésil.

Le CNES assume la responsabilité de l'ensemble du système et du contrat de lancement, conclu avec la société franco-russe Starsem, qui fournit les services d'un lanceur Soyouz.

Les contributions des partenaires internationaux vont de la fourniture de matériels à la mise à disposition de stations sol en passant par l'observation complémentaire au sol des cibles qui seront étudiées par COROT, ou encore l'analyse à venir des données scientifiques.
L'ESA joue un rôle capital dans cette mission. L'Agence spatiale européenne a fourni l'optique du télescope, installée au cour du satellite, et a réalisé des essais de la charge utile. Le déflecteur du télescope a été développé par une équipe de l'ESTEC, le centre technique de l'ESA. L'Agence a également fourni les unités de traitement des données embarquées. Dans le cadre de ce projet axé sur la coopération, des chercheurs de divers pays européens (Danemark, Suisse, Royaume-Uni et Portugal) ont été sélectionnés comme chercheurs associés à l'issue d'une procédure ouverte de mise en concurrence. Grâce à la participation de l'ESA, les chercheurs des États membres auront en outre accès aux données de COROT.

Pour tout complément d'informations, s'adresser à :

ESA - Bureau Relations avec les médias
Tél. : +33 (0) 1 53 69 7155
Fax : +33 (0) 1 53 69 7690
 
Malcolm Fridlund, responsable scientifique du projet COROT à l'ESA
Courriel : Malcolm.fridlund@esa.int

Fabio Favata, Coordinateur ESA des Missions d'astrophysique et de physique fondamentale
Courriel : fabio.favata@esa.int

Pour toute information complémentaire sur COROT, veuillez consulter :
COROT sur le site de l'ESA : www.esa.int/SPECIALS/COROT
et
COROT sur le site du CNES : http://www.cnes.fr/corot_en/

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